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Pourquoi vous devriez bannir le pop-up

Il est temps de cesser de parler des personnes comme des « prospects ».

Depuis quelque temps, vous avez dû remarquer l’émergence de petites bulles de conversation, en bas de votre écran, quand vous naviguez sur un site. Parfois, le pop up se lance, sans que vous n’ayez rien demandé, pour vous demander si vous avez besoin « d’aide ». La plupart des sites marchands vous proposent d’installer ce type d’extensions, vous promettant une augmentation des ventes et une prospection plus précise selon les besoins de vos clients. On trouve de nombreuses fonctionnalités en fonction des extensions ou des applications proposées, avec certaines offres gratuites et d’autres payantes. C’est là que l’on est tenté de mettre en place des processus qui peuvent se révéler complètement contreproductifs, sans s’en rendre compte.

Comme toujours, avec nos joujoux technologiques, le problème ne réside pas forcément dans l’outil mais dans l’usage que l’on en fait. Donner l’opportunité aux visiteurs de votre site de converser directement avec vous est une excellente idée, surtout si vous proposez des services ou des produits qui doivent prendre en compte des besoins individuels très différents pour chaque client potentiel. La bulle de tchat s’avère cependant un peu hors-sujet pour des ventes que vous réaliseriez avec ou sans conversation en ligne : si votre produit est de qualité et que vous avez soigné votre communication, la personne souhaitant l’acheter le fera, avec ou sans pop-up. Un pop-up peut s’avérer dissuasif pour votre client potentiel, surtout si le tchat s’ouvre alors que le visiteur vient de daigner cliquer sur votre site.

Des gourous du « digital marketing » vous ont peut-être répété à longueur de vidéo Youtube qu’en lançant un pop-up automatiquement, sans qu’aucune manipulation de la part du visiteur soit requise, vous engagez le visiteur dans le fameux tunnel de vente, le « funnel », que c’est une bonne chose à faire. Oui, peut-être. Cependant, l’être humain est bien plus complexe que les manuels de marketing agressif veulent le faire croire et vous risquez de faire fuir plus d’un visiteur qui, sans ce pop-up, aurait cliqué sur le si précieux bouton « Acheter maintenant ».

Prenons un peu de hauteur et regardons à quoi ressemble « l’expérience utilisateur » sur Internet et les réseaux sociaux en 2021. L’explosion du commerce en ligne de ces dernières années a colonisé presque toutes les interfaces qui servaient aux êtres humains à interagir entre eux et à se construire en communauté : il n’y a qu’à voir la déchéance de Facebook, où vous ne pouvez plus dérouler votre fil d’actualités sans contempler des publicités « ciblées » – qui n’en portent que le nom – ainsi que des « informations » aux sources douteuses provenant de pages auxquelles vous ne vous êtes jamais abonné. Depuis le rachat d’Instagram par Zuckerberg, ce réseau est également devenu un vaste centre commercial en ligne, où vous ne verrez plus les photos de chats mignons de vos amis à moins que ceux-ci aient programmé leur publication un mois à l’avance, acheté des crédits publicitaires et aient inséré un bouton vous dirigeant vers un site d’achat de croquettes pour chats mignons. À propos d’Instagram, Christian Chavagneux écrit qu’il va « développer au fil des ans tous les travers de sa maison mère : publicité cachée, foyer de désinformation russe, achat de followers escroqueries, ventes illégales d’opioïdes, source d’anxiété chez les ados qui en ont fait leur réseau social préféré »1.

Résumons : l’expérience en ligne ressemble à un tunnel de vente permanent. Les visiteurs de votre site y arrivent déjà probablement saturés et votre pop-up risque d’être la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Vous n’avez pas la main sur les algorithmes créés par des techbros à l’égo surdimensionné qui classent les êtres humains dans des cases telles que « genre – âge – profession » – ayant pour conséquence qu’une femme qui vient de faire une fausse couche se retrouve devant des pubs de test de grossesse complètement à côté de la plaque -, mais vous avez la main sur l’expérience que vous pouvez fournir aux personnes qui visiteront votre site. C’est là que l’intelligence, l’esprit critique et la réflexion doivent entrer en jeu, rien ne doit être négligé, on entre dans le domaine de la psychologie, de l’émotionnel, et peu importe ce que vous dira le gourou en « marketing digital », votre site résonnera différemment chez chacun de vos visiteurs.

Mon parti pris ? Foutez-leur la paix. Laissez le pointeur de la souris explorer, rendez les informations accessibles, mais pas envahissantes. Ayez à disposition une FAQ et un formulaire de contact esthétique, qui peut éventuellement se présenter sous la forme d’une conversation en ligne – j’utilise la version gratuite de Typeform, par exemple, car il est joli et j’aime les jolies choses -, mais résistez à la tentation d’insérer le code afin que le machin se réveille tout seul et vienne interrompre ce qui, jusqu’à ce moment précis, aurait pu être une navigation agréable. Comme le dit si bien le développeur avec qui je travaille : « Je ne sais même pas encore ce qu’on me propose qu’on veut déjà me vendre un truc ».

Les visiteurs de votre site sont des êtres humains, qui peuvent difficilement être rangés dans des catégories, malgré leurs ressemblances. Leur fonctionnement émotionnel et neurologique est unique et là où l’un trouvera votre site plan-plan et partira vite, un autre le trouvera reposant et aura envie d’y rester. Quant à celui qui vient y faire son shopping, ne risquez pas de le faire fuir en le noyant sous les demandes pressantes d’un bot en mal d’attention.

  1. CHAVAGNEUX, Christian, « Instagram ou le capitalisme de l’égo » in Alternatives Économiques, N° 407 décembre 2020, p. 80.

Ulysses : mon ghetto doré.

Depuis quelques mois, j’utilise l’application Ulysses pour rédiger tous mes textes. J’ai souscrit à l’abonnement en me disant que, si je n’étais pas convaincue, je reviendrais à un éditeur de texte classique, à l’ancienne. Mon activité d’auteur et de rédactrice me mène à écrire beaucoup et vite, et j’ai toujours eu du mal à me relire. Les pros de la rédaction le savent : se relire soi-même est un enfer, la rédaction et la correction sont deux tâches qui fonctionnent bien mieux quand elles sont divisées. Cela ne pose pas de problème en tant qu’auteur pour une maison d’édition, puisque celle-ci paye un correcteur pour nous relire, mais quand on doit assurer soi-même cette tâche, c’est une toute autre histoire.
Après avoir utilisé Ulysses pendant trois mois, je n’ai qu’une chose à dire aux créateurs : PRENEZ TOUT MON ARGENT. J’en parlerai peut-être plus longuement sur mon blog, mais je la considère parfaitement adaptée aux rédacteurs du web, avec son système de balisage minimaliste, ainsi qu’aux cyberdocumentalistes, de par son système de mot-clés. Voici la philosophie d’Ulysses, telle qu’énoncée par ses créateurs :

« À notre avis, les rédacteurs ne doivent pas s’ennuyer avec la mise en page. Du moins, le travail de mise en page ne devrait jamais interférer avec le processus de rédaction en soi. Appelez ça comme vous voulez — sans distraction, zen, purement sémantique, mini minimal, néo rétro —, le fait est qu’il vaut mieux séparer la création de contenu de la présentation qui risque sinon d’entraver l’idée. Du moins finira-t-elle par le faire. C’est dans la nature des choses. »

En tant que webmaster éditorial, je prends en compte la mise en page au moment de créer un site et m’amuse beaucoup en expérimentant. En revanche, je conviens que le travail de rédaction peut être parasité par les tableaux de mise en forme, mais c’est un débat intemporel qui fait également rage parmi les développeurs web. C’est bien pour cela que j’apprécie beaucoup la mise en page minimaliste d’Ulysses, qui n’est pas sans rappeler les interfaces des codeurs. On peut se concentrer sur la qualité du contenu, ainsi que sur la cohérence sémantique et syntaxique du texte, pour ensuite passer à des considérations plus frivoles.

Si vous êtes déjà utilisateur d’Apple et êtes amenés à écrire souvent, de par vos études ou votre métier, je ne peux que vous conseiller d’essayer Ulysses. Bon à savoir : les étudiants et enseignants bénéficient, aux dernières nouvelles, d’une réduction considérable. L’abonnement sans réduction commence à 4,17 € par mois et croyez-moi quand je vous dis que ces euros ont été largement rentabilisés. J’écris en ce moment-même ce post depuis l’application, qui va ensuite le publier sur ce site, à l’heure et au jour de mon choix.

N’étant pas un logiciel libre, l’outil ne séduit pas forcément tous les pros. Il n’est disponible que pour les utilisateurs d’Apple, fermé et payant. Terhemis décrit ce système comme un « techno-cocon confortable » qui le « révulse », malgré les fonctions d’Ulysses, qu’il qualifie de « parfaites ». C’est justement l’aspect confortable qui m’a convaincue, dans mon cas, mais si la communauté du logiciel libre parvenait à développer un outil similaire, je me jetterai dessus comme la petite vérole sur le bas clergé. Si le sujet vous intéresse, je vous conseille la lecture de ses péripéties sur son blog.

En tant que rédacteurs geeks, qu’utilisez-vous et pourquoi ? Préférez-vous les éditeurs de textes classiques ? Avez-vous cherché à développer votre propre outil de rédaction ? Vous vautrez-vous déjà honteusement dans votre cage dorée avec Ulysses ?

Pimper un article avec le CSS

Voici un article cobaye : si vous suivez ses évolutions, vous allez assister à sa transformation, au fil des jours. Je vais appliquer différents codes CSS pour transformer cette page intégralement et la rendre méconnaissable.

Voici donc une mise en page lambda, comme j’en fais souvent, à partir de d’une page blanche, sur WordPress. C’est une copie de mes propres prestations : sobre, minimaliste mais un peu plan-plan. Par où vais-je commencer, à votre avis ?

Si vous êtes développeur et aimez les expérimentations un peu folles, restez par ici. On risque de s’amuser.

À présent, Mesdames, Messieurs et les autres : le cobaye, dans toute sa (non) splendeur :

1 à 4 pages

à partir de 1290 €


Site Responsive Design sécurisé.

+ Hébergement, maintenance et outils marketing pendant 1 an, puis seulement 129 €/an.

5 à 8 pages

à partir de 1549 €


Site Responsive Design sécurisé.

+ Hébergement, maintenance et outils marketing pendant 1 an, puis seulement 129 €/an.

Inclus dans ce forfait

  • Recherches et contacts afin de cibler vos besoins au plus près, rédaction d’un cahier des charges précis qui vous garantit une prestation complète sans frais cachés.
  • Design et mise en page en fonction du CMS choisi.
  • Rédaction : Disponible en trois langues (Français – Anglais – Espagnol) pour présenter vos services et prestations.
  • Référencement : SEO, indexation, toutes les opérations susceptibles de vous propulser sur les moteurs de recherches.
  • Accompagnement dans la prise en main des modules pour suivre et mettre à jour votre contenu.
  • Un an de maintenance offerte.

Je réalise votre site de A à Z, sur différents CMS en fonction de celui qui s’adaptera le mieux à vos besoins.